Objectifs et réalisations de l'Association.

· Rassembler des personnes de tribus différentes, leur permettre de tisser des liens afin qu'elles ne s'affrontent pas plus tard dans une lutte sanglante.

L'occasion en est donnée, en 1997 et 1998, par l'organisation de tournois de foot inter-districts amicaux qui permettent aux jeunes de se connaître et de s'apprécier. Un grand succès !

D'autant plus que la rencontre s'effectue aussi bien entre joueurs qu'entre spectateurs venus soutenir leur équipe. Une manière toute simple de tisser des liens d'amitiés.

Sauvegarder des traditions artisanales ancestrales.

L'Association a permis la relance d'un artisanat traditionnel sous forme d'ateliers destinés à devenir autonomes dans les trois années à venir. Cela permet la transmission aux jeunes générations des savoirs ancestraux, des savoir-faire et des valeurs en voie de disparition.

Cela permet aussi la reprise d'une économie détruite par les guerres.

La nature environnante fournit la matière première aux artisans : lianes et bois pour la vannerie, joncs pour les nattes...

Dans chaque atelier, seuls le formateur et 4 ou 5 participants sont rémunérés. Le but de ces ateliers est de devenir peu à peu autonomes et de permettre à chaque participant arrivé au terme de sa formation de relancer à son tour un atelier.

Si la mise en place des ateliers ne concerne DIRECTEMENT aujourd'hui qu'une vingtaine de personnes (chiffre déjà considérable), cela touche indirectement plusieurs centaines de personnes : n'oublions pas qu'un seul salaire fait vivre jusqu'à 10 personnes ! De plus, si le projet de l'Association aboutit, la moitié de la population de Madingo-Kayes (soit 25000 habitants) pourrait en bénéficier, sans compter la population des villages alentours.


En juin 1998, deux ateliers de nattes sont mis en place à Madingo-Kayes.
Ils accueillent aujourd'hui une vingtaine de jeunes femmes.


Madame Tchimambou Marie-Louise
(le 5 juillet 1999)
Formatrice nattes


Un atelier de vannerie

accueille un artisan vannier et six apprentis depuis août 1998.

Dr Mabiala Jean Martin
(le 26 décembre 1999)
Médecin chef de l'hôpital de Madingo-Kayes


Entre mars 1997 et avril 1999 sont créés trois ateliers de couture dans trois villages différents...

... à Madingo-Kayes, à Nzambi ( 21 jeunes filles y sont inscrites)...

... et à Kakamoeka

(20 jeunes filles sont inscrites, mais la

formatrice est obligée de refuser d'autres inscriptions à cause de l'exiguïté des locaux).


... et des traditions plus récentes

Une boulangerie est créée en mars 1999

Un champ collectif a été mis en place en janvier 2000, à la demande

de la population de Kakamoéka.


Monsieur Goma Auguste Serges
(le 6 juillet 1999)
Secrétaire à l'organisation

· Former par l'alphabétisation.

Après avoir pris contact avec d'autres organismes humanitaires, l'association a compris que l'implantation d'un atelier d'alphabétisation s'imposait. Cet atelier est en cours de réalisation.

Il sera le premier à être implanté en milieu rural au Kouilou.

Jean Benoît Louboungou
(le 23 décembre 1999)
Formateur de l'Alphabétisation

· Améliorer les structures médicales et hospitalières.

En 1997, l'hôpital de Madingo-Kayes était encore dans un état de dénuement indescriptible : pas d'eau courante ni d'électricité, plafonds éventrés, lits défoncés, absence totale de médicaments, la douche se prend dehors avec un seau (quand il y a de l'eau !).

Grâce à des travaux de restauration (peintures, maçonnerie... dès juillet 1997), l'envoi régulier de médicaments, l'expédition de matériel indispensable tel que lits, matelas, béquilles ou matériel orthopédique..., l'hôpital est aujourd'hui en mesure d'accueillir et surtout de mieux soigner un plus grand nombre de malades.